Les tendancesLes infrastructures en FranceQuel cycliste êtes-vous ?
Parmi les grandes tendances, on peut noter :
Les fixies Très tendance en 2009, le phénomène « fixy » devrait subsister cette année en continuant à gagner du terrain. Ce vélo utilise un pignon fixe, solidaire de la roue, ce qui amène le cycliste à rouler aussi vite qu’il pédale. Initié par les coursiers de San Francisco, le fixy est devenu en peu de temps le vélo en vogue dans les capitales et les grandes villes. Chic et bon genre, la clientèle de ce type de vélo, souvent vintage, cherche un nouveau mode de pratique. Avec de nouvelles sensations, le fixy propose une façon différente de pédaler mais aussi de freiner : le cycliste peut soit actionner la manette de frein, soit arrêter de pédaler, ce qui bloque la roue arrière et donne lieu à un dérapage. Constitué du strict minimum et ne demandant aucun réglage spécial, le fixy redonne goût au vélo simple. Ainsi, face à l’accroissement de la technologie dans le monde du vélo, ce phénomène semble vouloir prendre le contre-pied puisqu’il s’appuie notamment sur des principes tel que le recyclage de vieux cadres ou le montage maison.
Le vélo couché Vélo couché, vélocar, vélorizontal, bent, autant de dénominations pour un même objet qui se fait encore discret. Le principe du vélo couché est simple : le cycliste (ici appelé « véhiste ») est en position semi-allongée dans un siège, le guidon le plus souvent au-dessus des genoux et les jambes à l’horizontale sur le pédalier situé à l’avant du vélo. Il est encore peu pratiqué en France, restant un marché timide en particulier dans sa distribution, réservé à ceux qui ont compris ses multiples avantages. Le vélocar propose un nouveau mode de pédalage, plus adapté à la morphologie du véhiste. L’assise anatomique plus large permet une meilleure répartition du poids du corps, améliorant sensiblement le confort du véhiste. Ceci permet d’éviter les problèmes courants chez les cyclistes, tel que les douleurs aux ischio-jambiers, aux bras, au cou, etc. De plus, la position semi-allongée offre de multiples avantages comme une meilleure circulation du sang, une récupération plus rapide ou une position des mains et des bras plus naturelles. C’est ainsi que les personnes pour qui la pratique du vélo classique est contre-indiquée peuvent reprendre le cyclisme. Enfin, la tête est tenue de sorte à ce que le véhiste puisse apprécier le paysage. Sa position aérodynamique, qui résiste près de deux fois moins au vent qu’un vélo classique, confère au vélo couché une certaine dimension sportive, souvent dans le cadre de longues distances.
Les Vélos à Assistance électrique S’appuyant sur le retour du vélo comme moyen de transport, le marché du Vélo à Assistance Electrique (VAE) connaît une véritable expansion ces dernières années, aidé notamment par les problématiques écologiques, les problématiques en lien avec le transport, la hausse du prix du pétrole… Preuve d’une bonne santé du marché, de nouveaux constructeurs font leur apparition, élargissant ainsi les gammes de choix. Différents des vélos électriques auxquels ils sont parfois assimilés, les VAE ou E-bike ont pour vocation d’atténuer les efforts à fournir pour se déplacer. Ainsi, le moteur rechargeable sur secteur ne sert qu’à accompagner le mouvement du pédalier en l’amplifiant, ce qui permet de garder la sensation d’une bicyclette. Aujourd’hui, le vélo à assistance électrique s’installe peu à peu comme un moyen astucieux de se déplacer, notamment pour se rendre au travail. Si la cible principale ne se trouve pas dans une tranche d’âge bien élevée, les constructeurs observent une forte part de marché chez les retraités, ce qui pourrait changer de façon durable les modes de transport des personnes âgées, délaissant bien souvent leur vélo qui demande trop d’effort.
Bref, à chacun son bonheur !
|
|
Quelles infrastructures en France ?
Les bandes cyclables : ce sont des parties latérales de la chaussée réservées aux cyclistes et séparées de la chaussée principale par une ligne de peinture continue.
les + : - continuité avec la chaussée qui assure la vision du cycliste par les autres usagers et facilite la jonction avec les autres voies à l'arrivée dans une intersection, de même que leur entretien, les - : - absence de séparation physique entre les différents types d'usagers qui favorise les empiètements des véhicules à quatre roues sur la bande cyclable, notamment dans les courbes, - stationnement abusif fréquent sur la bande cyclable, - enfin lors d'une perte de contrôle d'un véhicule motorisé, risque de heurt par l'arrière facilité par la faible distance séparant la voie de circulation de ces véhicules et les cyclistes.
Les bandes juxtaposant la circulation des cyclistes et des piétons : très utilisées dans les villes où la circulation des cyclistes est importante, elles placent sur un trottoir surélevé une bande pour les cyclistes du côté le plus proche de la chaussée et une bande pour les piétons entre la bande cyclable et les maisons ou la limite de l'emprise de l'infrastructure.
Au niveau des intersections ces bandes cyclables ont un comportement calqué sur celui des piétons, avec une traversée des voies sur une bande dessinée parallèlement au passage des piétons. Si la signalisation est assurée par des feux, les cyclistes ont le comportement des piétons. les + : - évite d'avoir à établir une nouvelle voie de circulation - assure une bonne protection des cyclistes au prix d'un aménagement des bordures de trottoir au niveau des intersections, les - : - les cyclistes qui aiment aller vite répugnent à utiliser ce type d'infrastructure qui les exposent à des trajectoires imprévisibles de piétons, notamment dans les centres villes. La bonne vitesse pour un cycliste doit se situer entre 10 et 20 km/h pour éviter les conflits.
Les pistes cyclables : infrastructures réservées aux cyclistes et séparées physiquement de la chaussée utilisée par les véhicules à moteur. La séparation peut être limitée à une bordure surélevée s'opposant aux franchissements volontaires, ou constitué par une surface engazonnée, voire plantée d'arbustes.
Dans les cas les plus favorables, la piste cyclable est éloignée de la voie utilisée par les véhicules à moteur et fait partie d'un réseau évitant tout conflit avec les véhicules à moteur par la suppression des intersections à niveau. les + : - meilleure protection lors d'une perte de contrôle d'un véhicule à moteur sur la voie adjacente, - une protection du stationnement abusif des véhicules à quatre roues - et dans l'ensemble une plus grande tranquillité d'esprit pour le cycliste, les - : - faible qualité de l'entretien, voire de la réalisation de la chaussée de ces pistes cyclables en France. Rarement balayées, elles associent gravillons et tessons de bouteilles à des nids de poule ou à des racines d'arbres en relief, faute d'un soubassement de qualité. - La jonction avec les intersections des voies principales pose un problème difficile à traiter, notamment quand une végétation réduit ou supprime la visibilité de la piste cyclable.
Le cycliste est alors mis en danger par les véhicules qui tournent sur leur droite sans être attentif à la venue d'un cycliste sur la piste qu'ils vont croiser, sauf si la fusion entre la piste et la chaussée principale a été assurée avant le carrefour.
|
Si on proposait un classement restreint par catégorie de cycliste, lequel seriez-vous ?-
le cycliste qui utilise son vélo pour se déplacer dans un but utilitaire. Il va à son travail, ou faire des courses avec un vélo dit de ville, mais aussi avec un vélo de randonnée, voire un VTT, quand ce n'est pas avec un vélo "de course" à jantes fines et au cintre (guidon) recourbé,
- le cyclo-sportif qui fait une ou plusieurs sorties par semaine, souvent en groupe, pour maintenir sa forme et par plaisir. Il utilise un vélo de course léger, aime sprinter en haut d'une côte, et dans l'ensemble préfère circuler sur la route plutôt que sur des voies réservées aux cyclistes,
- le randonneur et sa forme moins élaborée qui est le cycliste aimant la promenade, seul ou en famille. Il utilise un vélo plus confortable que le précédent, donc avec des jantes et des pneumatiques plus larges, le plus souvent avec un cintre plat, un porte bagages et des garde-boue. Il utilise parfois un VTT,
- le pratiquant du VTT qui fuit les infrastructures routières autant qu'il le peut, mais doit cependant les utiliser pour des parcours de jonction.
- Le semi-pro ou le pro, en quête de performance, il participe à de nombreuses compétitions et accumulent les kilomètres au compteur pour son plus grand plaisir.
Un seul mot d’ordre : repousser les limites !
|
|